Faut-il investir dans le marché du cannabidiol (CBD) ?

En tant qu’entrepreneur, vous êtes constamment à l’affût d’opportunités pour faire fructifier votre capital et diversifier vos investissements. Avec une croissance soutenue depuis la décision favorable de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), le marché français du cannabidiol ou CBD fait preuve d’un dynamisme intéressant. Faut-il pour autant se lancer ? Eléments de réponse dans cet article de synthèse.

#1 L’étonnante réhabilitation de l’image du CBD

Il y a encore quatre ans, le législateur réservait au cannabidiol (CBD) le même sort que les stupéfiants : l’interdiction formelle. Aujourd’hui, le CBD s’impose comme un produit de consommation courant, voire banal. Avec près de 7 millions de consommateurs réguliers ou occasionnels selon les chiffres relayés par le média LSA Conso, le marché du CBD peut compter sur une demande massive pour prospérer. A l’origine de cette réhabilitation, des études scientifiques dithyrambiques pour la molécule : 

  • Selon cette étude, le CBD permettrait de réguler la fonction thyroïdienne, ce qui en ferait un allié naturel pour les personnes qui souffrent d’une maladie de la thyroïde ;
  • Selon une étude de l’Université James Madison, le CBD est un excellent antalgique, notamment pour les femmes qui souffrent de douleurs menstruelles aiguës ;
  • Selon cet essai clinique, le CBD permettrait de réduire le stress et l’anxiété, améliorant ainsi la qualité du sommeil. Une étude similaire a également démontré la capacité du cannabidiol à réduire la fréquence et l’intensité des troubles du sommeil paradoxal comme la verbalisation et les mouvements brusques.

Plus largement, la communauté scientifique s’accorde aujourd’hui sur les effets relaxants, apaisants, anti-inflammatoires et antalgiques du cannabidiol. D’ailleurs, le ministère de la Santé et des Solidarités a lancé une vaste expérimentation pour évaluer le potentiel thérapeutique du CBD sur un large spectre d’indications définies par l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Les résultats de cette étude inédite commenceront à être publiés au deuxième trimestre de l’année 2023.

#2 L’offre évolue en conséquence

Pour s’aligner sur une demande qui ne faiblit pas, l’offre s’est considérablement développée lors de ces deux dernières années. Aujourd’hui, le marché est animé par plus de 2 500 magasins spécialisés, mais aussi et surtout des boutiques en ligne comme https://pro4you-cbd.com/fr/ qui livre de l’huile de CBD, des feuilles, des fleurs, des aliments, du e-liquide pour cigarette électronique et des boissons énergisantes contenant cette molécule non psychotrope et non addictive.

La concurrence s’est intensifiée cette année avec l’arrivée des acteurs de la grande distribution. En effet, Monoprix a pérennisé son offre éphémère en produits de CBD. L’enseigne propose désormais des « espaces CBD » dans l’ensemble de ses 250 magasins partout en France. Carrefour, autre enseigne du groupe Casino, a multiplié les partenariats avec les entreprises françaises de la filière et propose des produits contenant du CBD dans ses rayons « beauté » et « parapharmacie ».

#3 L’incertitude juridique menace la filière française du CBD

Fin 2018, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a prononcé l’illégalité de l’interdiction des produits de CBD dans les pays de l’UE. Toute décision contraire à cette disposition constituerait une entrave au principe de libre circulation des marchandises. 

Trois ans plus tard, un arrêté ministériel a pourtant prononcé l’interdiction de la commercialisation des feuilles et fleurs de CBD pur… une décision qui sera temporairement suspendue trois semaines plus tard par le Conseil d’Etat. 

Aujourd’hui, la filière attend toujours une décision définitive sur le statut légal des différents produits contenant du CBD. Pour les professionnels, ce manque de visibilité est un frein majeur au développement.

#4 Les banques rechignent à financer les projets de CBD

En tant qu’investisseur ou futur professionnel du CBD, il faut savoir que l’incertitude juridique impacte également les possibilités de financement. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des banques et autres sociétés de financement rechignent à débloquer des fonds pour soutenir les projets liés au cannabidiol. 

Les entrepreneurs doivent donc se résoudre à s’autofinancer ou à solliciter des banques étrangères, avec tous les coûts et les risques que cette démarche comporte.

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